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Test Asus VivoBook S15 OLED : notre avis


Le nouveau modèle VivoBook d’Asus cache bien sa spécificité dans un premier
temps. Arborant une coque d’un plastique tout aussi brut que mat, il ne se
détache que par l’intermédiaire de sa partie supérieure au rendu brossé. Cette
dernière affiche un logo argenté du plus bel effet et apporte cette légère
plus-value qualitative, mais s’embarrasse d’un défaut – certes secondaire – à
savoir une conception qui rend l’ouverture assez rigide.

L’occasion de se rendre compte par ailleurs que ce VivoBook S15, modèle
S533EA – L1895T pour être précis, reste plutôt léger. Sans rentrer dans la
catégorie des ultra-portables, il n’affiche tout de même que 1,7 kilo au
compteur, chargeur inclus, ce qui lui donne une réelle transportabilité. Et ce
même si son écran de 15,6 pouces implique des dimensions qui le limitent à une
utilisation sur un espace assez logeable – c’est-à-dire pas forcément dans le
train ou à une terrasse de café – avec ses 235 mm de profondeur et ses 359 mm de
largeur. En revanche, relativement fin (17,9 mm), il parvient à rentrer dans un
sac à dos sans souci et donc sans surcharge.

C’est à son ouverture que ce VivoBook étonne. Car dans cet enrobage assez
classique et pas vraiment haut de gamme, se cache un magnifique écran OLED au
format 16:9 et à la résolution Full HD (1920×1080 pixels). Comme d’habitude avec
ce genre de dalle, notamment chez Asus, l’effet est immédiat et il s’avère bien
difficile de ne pas profiter des contrastes qu’elle propose et de noirs d’une
profondeur une nouvelle fois impressionnante, même avec une luminosité réduite à
40 ou 50%.

Le passage en mode “vif”, réglant la saturation de l’image pour lui donner
plus de peps permet d’accentuer encore ce sentiment, mais tend à pousser un peu
trop les curseurs. Bien entendu, le mode EyeCare reste fidèle au poste,
configuration qui, en supprimant une partie de la lumière bleue, permet de
reposer les yeux.

Asus S15 

Devant une dalle aussi convaincante, il est alors dommage de ne pas
bénéficier de bordures plus fines, les contours se montrant très présents, en
particulier au sommet de l’écran – afin d’accueillir une webcam HD 720p.
Celle-ci suffit comme outil d’appoint, par exemple dans le cadre d’appels en
visioconférence où la qualité d’image n’a pas grande importance, mais se révèle
tout de même plutôt décevante pour toute autre utilisation. D’autant qu’elle ne
gère pas la reconnaissance faciale, possibilité pourtant répandue. A l’image
desdites réunions en visio, ce VivoBook S15 est en effet plutôt à réserver à une
utilisation bureautique.

Une gamme sans game

Asus n’a jamais communiqué sur l’aspect gaming de cette gamme, et à raison,
car ce n’est pas avec ce modèle que vous pourrez vous promener dans les
campagnes de Red Dead Redemption II ou de la version PC de Death Stranding. En
revanche la puce graphique désormais intégrée au processeur d’Intel, l’iRIS Xe
(80 EU), autorise la pratique de quelques jeux nettement moins gourmands en
termes de ressources, même s’il ne faudra pas s’attendre à tutoyer le 60 FPS.
Surtout sur un core i5 comme c’est le cas ici.

Basée donc sur un Intel Core i5-1135G7 à 4 coeurs, cadencé à 2,4 GHz (avec
une fréquence maximale de 4,2), embarquant 16 Go de RAM (DDR4) et un SSD de 512
Go, l’architecture reste vraiment solide, mais accuse assez vite le coup en cas
de tâches demandant beaucoup de transferts importants de données. Les résultats
aux tests benchmark de Novabench et Geekbench vont dans ce sens avec un PC
sensiblement dans la même catégorie que son pendant ultra-portable, le ZenBook
13 OLED UX325E
, testé récemment.

Dans le premier cas, le VivoBook S15 obtient un score de 1901, puis un
ensemble de 1286 (mono-core), 4481 (multi-core) et 12127 (niveau GPU) dans le
second. Plutôt silencieux, même sollicité, le portable d’Asus dispose également
d’une évacuation très efficace de la chaleur, et a le bon goût de cantonner la
montée en température à un seul côté du clavier (à gauche), évitant le syndrome
des poignets chauffés dès lors où ils sont posés à côté du touchpad.

Benchmark

La comparaison avec le ZenBook s’arrête en revanche ici, car s’il y a bien un
point d’achoppement, c’est du côté de l’autonomie. Un peu plus performant que
son cousin, le VivoBook S15 contient pourtant une petite batterie de 42 W/h,
largement en dessous des habitudes du marché à gamme équivalente. Ce qui l’amène
à 6h18 sur une utilisation normale – c’est-à-dire dans le cadre du visionnage
d’une série via Netflix, Amazon Video ou autres –  à 50 % de luminosité, son
activé et réglages de consommation en mode “équilibré”.

MyAsus

Bref, nettement derrière les 9 heures du ZenBook 13. En résumé, et vous
commencez à vous en rendre compte, ce VivoBook S15 navigue difficilement entre
les contraintes dues à son statut de modèle de milieu de gamme orné d’un écran
haut de gamme.

Sur la touche  ?

Au niveau connectique, le portable d’Asus embarque le package classique, avec
un port USB 3.2 (Gen 1), un USB Type-C 3.2, un lecteur de carte Micro SD / SDHC
/ SDXC, du HDMI 1.4 et surtout une prise jack qui évite d’acquérir un
adaptateur. En revanche, les deux ports USB restants se contentent d’être de
l’USB 2.0 et on notera l’absence de Thunderbolt. L’ensemble s’avère donc varié,
mais malheureusement un peu daté.

Ports

La dimension sonore reste là aussi dans la moyenne via ses deux haut-parleurs
situés à l’avant de la coque, proches là aussi du touchpad. La qualité sonore de
ces derniers, de la marque harman/kardon, n’est ni incroyable, ni
catastrophique, dans la lignée de ce qui se fait sur des machines à prix
équivalent, voire – et c’est un peu le souci – moins chères.

Mais le vrai problème de ce VivoBook, honorable tout de même dans l’ensemble,
reste la configuration de son clavier. Afin de parvenir à intégrer un pavé
numérique (pratique par ailleurs) sur un espace aussi réduit, Asus a dû faire
des compromis, notamment sur la taille des touches retour-arrière et entrée,
séparées qui plus est par la touche “*”. Ce qui amène à souvent rater ledit
retour-arrière, trop haut, et aligner les “*” non désirés. Rien de dramatique,
mais plutôt désagréable sur de longues sessions de frappe pour celles et ceux
qui écrivent une grande partie de la journée.

Clavier

Enfin, le VivoBook est réparti entre plusieurs modèles équipés d’écrans OLED
: un d’entrée de gamme qui se hisse à 649,99 € (S513) équipé de seulement 8Go de
RAM, le milieu de gamme dont nous parlons ici à 899 € et plusieurs haut de
gamme, notamment le S513 (mais cette fois version core i7 et disque dur 1 To) à
1200 €. Le S15 testé apparaît donc comme un bon compromis dans cette collection,
même si le modèle au prix le plus bas reste le meilleur rapport qualité
prix.

Question concurrence directe, on retrouve donc le fameux ZenBook 13 OLED
UX325E, qui sans atteindre les mêmes performances (de peu), lui est très
supérieur en autonomie, en confort d’utilisation, ainsi qu’en design, et peut se
trouver à un tarif approchant. Mais aussi le Huawei Matebook D16 qui, s’il
dispose d’un écran plus grand (16,1 pouces, mais dalle IPS) ne pèse pas plus
lourd et propose certains éléments plus récents, comme la compatibilité Wi-Fi
6.

Finalement, sans être un mauvais élève, ce VivoBook S15 ne semble pas
vraiment savoir à qui s’adresser. Bien fini et proposant une superbe dalle OLED,
il inspire la confiance avec son excellente dissipation de chaleur et sa
discrétion, même sollicité de façon active. En revanche, par ses connectiques
complètes, mais un peu dépassées, son Wi-Fi 5 et son plastique pas des plus
seyant, il reste dans un entre-deux étrange, surtout dans cette version avec
core i5. Un utilisateur uniquement intéressé par la bureautique et le visionnage
de films ou de séries aura sans doute tôt fait de lui préférer la déclinaison à
moins de 700 €.



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